Blog

Bilan de ma première année d’étude en Naturopathie : Alors ? Déçue ou non ?

Voilà un mois maintenant que j’ai entamé ma seconde année d’étude. 
Il est alors grand temps de faire un bilan de cette première année d’étude qui vient de s’écouler. 
Cet article, je pense, va être long. Mais il y a pas mal de point à aborder. 
Information que moi-même, j’avais eu du mal à trouver lorsque je n’en étais qu’au stade de recherche d’information avant de faire le grand saut. 

Mes études se déroulent sur 28 mois. Il s’agit d’un bachelor européen de Naturopathie base scientifique. En France, un bachelor est un diplôme de niveau bac+3 qui rentre dans le schéma du LMD (Licence, Master, Doctorat). 

Cette formation n’est pas prise en charge par le pôle emploi, car le métier de « praticien en naturopathie » n’est pas reconnu. 

Alors, si  suivre ce cursus vous intéresse, il va vous falloir bien calculer votre coup pour les deux ans et demi à venir, car tout va sortir de votre poche !
Sans compter, les livres (imposé ou non par votre école), les déplacements au siège de l’école pour les stages pratiques (logement, essence, péage, parking, repas, etc.), abonnement à certaines revues naturopathique ou de médecines naturelles et éventuellement, d’autres formations qui vous ferons peut-être de l’œil entre temps, etc. 

Bref, vous l’aurez compris, que vous soyez en activité ou au chômage, ces années d’études vont vous demander beaucoup de sacrifice financier ;

Et pas que …

Oui en effet, et pas que… et à plus forte raison que toute la danse de votre quotidien, tout au long de l’année, sera menée par votre planning de cours. 

Il va alors falloir prendre l’habitude de répondre aux questions « es-tu disponible le… ?» : 
– Non, j’ai cours.
– Non, j’ai des révisions à faire pour une évaluation hyper importante.
– Non, je serai en stage.
– Non, j’ai une synthèse à faire ou encore.
– NON, je bûche sur mon mémoire !

Alors, me direz-vous, comment cela se passe-t-il avec mon entourage ?

Pour ma part, je pense être chanceuse, car ils sont très respectueux de mon choix. 
Certain allant même jusqu’à me demander mon planning annuel afin de savoir si j’ai cours avant de me proposer une sortie ou un resto. 
J’ai même un ami (qui se reconnaîtra) qui m’envoie un message chaque matin avant mon levé (c’est un lève-tôt.) pour me souhaiter bon courage et bonne journée lors de mes week-end de cours !

Du côté de mon conjoint, il est très compréhensif et nous avons tous deux nos projets qui nous demandent du temps, ce qui fait que cela s’équilibre plutôt pas mal. 
Ce qui nous a fait défaut cette année, c’est le manque de temps pour partir en vacances et les effets commencent à se faire sentir. 

Et enfin, du côté des connaissances, ils sont très curieux, me pose des questions sur ce qu’est la naturopathie, comment se passe mes études, ou vais-je m’installer, etc. 

Est-ce que les nouvelles connaissances acquises durant cette première année ont beaucoup influencé ma façon de vivre au quotidien ?

Je dirai que oui et non à la fois. 
Car m’a façon de vivre avait déjà beaucoup évolué avant même d’emprunter ce chemin. 
Côté alimentation, il est vrai que si je regarde en arrière, comme beaucoup de personne de nos jours, je prenais plaisir à faire la cuisine moi-même, mais uniquement pour des occasions (invités à la maison, anniversaire, noël). Et le reste du temps, j’allais au plus vite, donc les plats et « aliments » ultra transformé : bonjour !!!
Puis ma belle-mère nous a fait un beau cadeau lors d’un Noël : le Thermomix ;
Puis je me suis fait moi-même un autre beau cadeau : le Vitaliseur de Marion. 
Et depuis, je cuisine les ¾ du temps moi-même. Ce qui est déjà une belle évolution. 

Pour ce qui est des changements majeurs de mon quotidien, je préfère ne pas me mettre d’objectif de temps, se serait prendre le risque de devenir une contrainte et un échec cuisant. 

Alors je laisse le temps faire et j’avoue que cela fonctionne plutôt bien, car les choses se font naturellement et tiennent dans le temps !
Comme le fait de consommer beaucoup moins de sucre, chose qui m’aurait parue insurmontable il y a quelques années, moi consommatrice journalière de barres chocolatées hyper sucrées, de boissons avec au minimum deux sucres, et j’en passe et de meilleurs. 

Alors dans l’immédiat, je n’ai pas encore mis en pratique toutes les bonnes habitudes que j’ai pu apprendre en cours, mais cela viendra en son temps. 

D’autant plus que sur cette première année, nous avons essentiellement vu le corps humain en partant des cellules aux systèmes qui le composent ; l’assimilation des vitamines, minéraux et oligo-éléments, ainsi que les lipides, protéines et glucide. La machinerie en somme. 
À partir de cette année, nous allons donc pouvoir apprendre le « comment bien se nourrir ? ». 

Et c’est là, je pense que j’appliquerai au fur et à mesure le savoir que j’absorberai. 

Est-ce qu’avec le recul, je suis toujours en accord avec cette reconversion ou me suis-je trompée de voie ?

La réponse est :

 oui, je suis toujours en accord avec cette reconversion !

sans aucune hésitation. 

Il a fallu toutefois, faire abstraction de pas mal de chose.

Même si j’ai pu me rendre compte de la qualité sans conteste des cours et du fait que nous avons la chance d’avoir des professeurs qui ont beaucoup à nous apprendre, qui viennent d’horizon différent et qui sont passionné, l’organisation de la direction, quant à elle est parfois bancale et a pu entacher le moral de nos troupes. Il faut comprendre que les étudiants ont déjà tellement de poids sur leurs épaules, tant financièrement, qu’émotionnellement, que le moindre grain de sable dans les rouages grince tel une craie sur un tableau noir. Étant d’un tempérament qui déteste l’injustice, il était hors de question que je me laisse faire. Partant du principe que les étudiants sont avant tout des clients payant tout de même cette formation, un montant assez élevé, sans compter tous les sacrifices à côtés, il est bien logique qu’ils aient ce pourquoi ils ont payé. 

Arrivant en deuxième année, ayant le mémoire à commencer et devant ouvrir sous peu mon cabinet, il devient évident qu’il faille faire un choix et focaliser mon attention sur ce qui me tire vers le haut. Et ainsi éviter de broyer du noir à cause des grains de sable sous peine de se retrouver ensevelie sous la dune du Pilat. 

De plus, ayant croisé des élèves de diverses écoles, l’herbe ne pas forcément plus verte ailleurs… 

Alors je passe mon chemin vis-à-vis de tout ce fracas. 

D’autant plus que durant cette année, j’ai dû faire face à un autre souci et de taille :


Apprendre à apprendre

Mon cerveau n’est plus celui d’une jeune ado et il n’a plus le même code d’apprentissage. 
Il a alors fallu faire preuve de persévérance en testant plusieurs tactiques. 

Je pense avoir réussi à trouver mon rythme en réalisant qu’il ne faut pas perdre de vue que le plus important est d’être curieux. Ce n’est pas parce que vous avez des cours qu’il ne faut pas faire ses propres recherches. Il faut multiplier les lectures sur les sujets qui vous intéressent et encore plus sur les sujets qui vous sont plus compliqué à intégrer. 

Cela demande donc beaucoup de temps sur votre planning à la maison. 

Commencer son projet pro en même temps que ses études, oui, mais pourquoi ?

Pour ma part, j’ai ouvert mon cabinet en juillet. 
Pourquoi autant de hâte, me direz-vous ?
Simplement parce qu’étant au chômage, mes droits se termine en août 2020. 
Et que si j’avais choisi d’attendre cette date pour ouvrir mon cabinet, il aura fallu attendre plusieurs mois avant d’espérer avoir suffisamment de quoi me reverser un salaire au minimum équivalent à celui de ma réversion chômage. 
Alors j’ai décidé d’anticiper. J’ai prit rendez-vous auprès de Terre de Lorraine. Cette agence me propose un suivi sur mesure, de l’idée à la création de mon entreprise. Ma chargée d’accompagnement me conseille sur les aspects juridiques, fiscaux, sociaux et financiers.

Elle m’a conseillée d’ouvrir mon cabinet sous couvert d’une pépinière d’entreprise. Cela me permet de « tester » mon activité pendant un an. De me faire connaître. Pour ainsi espérer me lancer de mes propres ailes en août prochain et avec un minimum de revenu. 
Pour se faire, j’ai suivi une formation en décembre, la méthode LEAA. 
Cette méthode permet de libérer les émotions et les allergies associées. Ainsi, je peux recevoir des personnes ayant des allergies alimentaire, saisonnières, au soleil, aux animaux ou encore des personnes ayant des blocages émotionnels, manque de confiance en soi, phobies. Le rayon d’action est très large. 
Je propose également des massages bien-être et de la réflexologie plantaire. 
Je vais suivre dès le mois prochain une formation pour quatre techniques de massages ayurvédique (et cette fois-ci, prise en charge par le pôle emploi, houra !). 

Je vous conseille donc de réfléchir à tout, le « pendant les études » mais aussi l’ « après l’obtention du diplôme» mais surtout à « vivre à la fin de vos allocations chômage ». 

Sinon, vous courez droit dans le mur. 

En conclusion ?

Si vous avez bien réfléchi à tous les points que j’ai évoqués plus haut, que vous avez pesé le pour et le contre et que malgré cela l’aventure vous tente toujours, c’est que vous êtes prêt à entamer ce voyage fabuleux. 

J’adore cette période de ma vie, qui me fais frissonner tant de plaisir que de peur, je l’avoue.

Il faut oser sortir de sa zone de confort, ce que j’ai fait.

De plus, soyons honnêtes, ma zone de « confort » ne l’était pas tant que ça 😉