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Ah ! Les joies de la reprise des études à 37 ans !!!!

En quelques mots : exaltant, effrayant, excitant, désarçonnant…

Autant de qualificatifs qui me font vivre de vraies montagnes russes !

Mais commençons par faire un petit retour en arrière, plus exactement, début septembre, 1er week-end de cours. Le premier jour de rentrée avec toutes ces sensations oubliées : comment sera le prof, et les élèves ? est-ce que je vais me sentir à l’aise avec eux… et oh mon dieu, il va falloir que je me présente devant tout le monde.

Finalement, ce 1er week-end c’est bien passé; une classe extra, où l’on se rend compte que chacune a un bout de son passé qui ressemble étrangement au mien et le bilan s’impose : de plus en plus de gens souffrent du mal-être dans son travail, exigeant de nous tous des résultats sans prendre en compte notre humanité, car oui, s’ils nous détruisent, nous sommes toutes et tous des consommables qu’il suffit de jeter et de remplacer par de la chair fraîche que sera plus attractive puisqu’ils seront livrés avec une jauge de motivation remplie à 100%…

Nous nous retrouvons donc là, pour la plupart, lié par un passé commun et des aspirations semblables. Faire un métier qui correspond à nos valeurs personnelles, loins de cette agitation inhumaine vers laquelle le monde tend à aller. Et par la même occasion, ajouter notre pierre à l’édifice qui va à l’encontre de cela.

Côté cours, nous avons commencé par les bases : biologie cellulaire, le squelette, les muscles, les tissus …

Bref, du lourd pour une femme qui a arrêté son cursus au BEP. Mais au combien fort intéressant toutefois.

Il faut retrouver les mécanismes d’apprentissage. Les formations au sein de son entreprise où l’on applique tout de suite après, c’est une chose, mais apprendre le nom de chaques organites, os, muscles etc … d’une semaine à quinze jours, puis avoir une évaluation le week-end suivant en est une autre. Le rythme est soutenu, les professeurs sont passionnés et ne cessent de nous partager leur savoir-faire.

Et ce n’est que le début ! reste encore deux ans de cours, de stages pratiques à Dijon et surtout …. un mémoire à écrire et à défendre devant un jury !

 Apprends avec peine, tu sauras avec plaisir.

Proverbe espagnol (1859)